Les années paisibles


Vue d' artiste: un coin de campagne.

Année 1989:

Qu'il  faisait bon flâner sur les petites routes de Provence et  se trouver un petit coin au bord de la grande bleue. Après un petit casse croûte, attaquer une bonne sieste. Et au sortir de ce repos, laisser le regard partir au loin sans retenu, l'esprit vide. Il n'y avait bien que madame, pour vous remettre les pieds sur terre, d'un un ton entre l'impératif et l'interrogatif "ont rentre quand? il faut faire manger le petit".

Alors la petite famille retrouvait le petit nid plutôt douillet, sans se poser de questions superflues.

 Et le lendemain, avec un collègue qui passait me prendre,  j'allais prendre mon service, dans une ambiance sympathique et assez heureuse. Les locaux n'était peut-être pas tout à fait à la hauteur, mais pour des monuments historiques bon pour la réhabilitation, c'était pas mal. La nous jouissions d' une certaine latitude pour exercer nos métiers. 

En bref la confiance était la règle générale, et l'on s'organisait aux mieux de nos intérêts et de ceux de LA POSTE. Bien sur il y en a toujours quelque uns qui tirent un peu trop sur la ficelle, qui ont du mal à concilier, conscience professionnelle et intérêts particuliers. Mais ce sont toujours les mêmes, et nos responsable n'étaient pas dupes.

J'avais même été recruté par ce service au profil, ce qui n'est pas (officiellement), dans les habitudes de la maison. Enfin bref mes chefs était plus que satisfait de mon travail. Ne croyez pas que je me jette des fleurs. Je n'apprécie pas du tout, quand on me laisse sentir que je suis indispensable. Nul n'est indispensable, les choses seraient différentes, peut être, c'est tout; les cimetières sont remplit d'êtres indispensables.

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